Taille et part du march¨¦ du soutage de gaz naturel liqu¨¦fi¨¦ (GNL) au Moyen-Orient et en Afrique

Analyse du march¨¦ du soutage de gaz naturel liqu¨¦fi¨¦ (GNL) au Moyen-Orient et en Afrique par Âé¶¹ÊÓÆµ
La taille du march¨¦ du soutage de gaz naturel liqu¨¦fi¨¦ au Moyen-Orient et en Afrique, en termes de capacit¨¦ nominale, devrait passer de 37,95 milliers de tonnes m¨¦triques en 2025 ¨¤ 59,28 milliers de tonnes m¨¦triques en 2026 et atteindre 149,11 milliers de tonnes m¨¦triques d'ici 2031, ¨¤ un CAGR de 20,26 % sur la p¨¦riode 2026-2031.
Cette croissance repose sur le durcissement progressif des r¨¨gles d'¨¦missions de l'OMI, l'essor de la capacit¨¦ de liqu¨¦faction au Moyen-Orient et une r¨¦surgence du trafic sur la route du Cap motiv¨¦e par des consid¨¦rations de s¨¦curit¨¦, qui g¨¦n¨¨rent ensemble une demande sans pr¨¦c¨¦dent dans les ports du Golfe et d'Afrique. Le plafond de soufre de l'OMI 2020 et sa strat¨¦gie sur les gaz ¨¤ effet de serre de 2023 ont fait du GNL l'option de conformit¨¦ la plus pratique pour les armateurs qui ne souhaitent pas installer de syst¨¨mes d'¨¦puration ou payer une prime pour le biom¨¦thanol. La seule expansion du champ Nord du Qatar portera la capacit¨¦ nominale nationale de liqu¨¦faction ¨¤ 142 millions de tonnes par an d'ici 2030, garantissant une offre abondante et att¨¦nuant la volatilit¨¦ des prix pour les hubs de soutage r¨¦gionaux. Les op¨¦rateurs de navires consid¨¨rent ¨¦galement le soutage de GNL comme une couverture contre le syst¨¨me d'¨¦change de quotas d'¨¦missions de l'UE, dont l'inclusion des ¨¦missions maritimes en 2024 a sensiblement alourdi le co?t des carburants ¨¤ haute teneur en soufre sur les routes ¨¤ destination de l'Europe. Enfin, la mont¨¦e des menaces s¨¦curitaires en mer Rouge a d¨¦rout¨¦ le trafic Asie-Europe autour du cap de Bonne-Esp¨¦rance, augmentant les escales dans les ports africains et ¨¦largissant l'empreinte du march¨¦ du soutage de GNL ¨¤ Durban, Mombasa et Richards Bay.
Principaux enseignements du rapport
- Par utilisateur final, la flotte de porte-conteneurs ¨¦tait en t¨ºte avec une part de 41,1 % en 2025, et il est pr¨¦vu qu'elle se d¨¦veloppe ¨¤ un CAGR de 23,4 % jusqu'en 2031.
- Par g¨¦ographie, les ?mirats arabes unis repr¨¦sentaient 83,7 % de la capacit¨¦ en 2025, tandis que l'Afrique du Sud devrait enregistrer la croissance la plus rapide avec un CAGR de 24,7 % jusqu'en 2031.
Note : La taille du march¨¦ et les pr¨¦visions figurant dans ce rapport sont g¨¦n¨¦r¨¦es ¨¤ l'aide du cadre d'estimation exclusif de Âé¶¹ÊÓÆµ, mis ¨¤ jour avec les derni¨¨res donn¨¦es et informations disponibles en janvier 2026.
Tendances et perspectives du march¨¦ du soutage de gaz naturel liqu¨¦fi¨¦ (GNL) au Moyen-Orient et en Afrique
Analyse de l'impact des moteurs*
| Moteur | (~) % Impact sur les pr¨¦visions de CAGR | Pertinence g¨¦ographique | Horizon temporel de l'impact |
|---|---|---|---|
| Des mandats de l'OMI plus stricts en mati¨¨re de soufre et de GES acc¨¦l¨¨rent l'adoption du GNL | 4.5% | Mondial, avec une application anticip¨¦e dans l'UE et en Am¨¦rique du Nord | Court terme (¡Ü 2 ans) |
| Les m¨¦ga-ajouts de liqu¨¦faction au Moyen-Orient font baisser les prix du soutage et stimulent l'offre | 3.8% | Moyen-Orient en c?ur, avec des retomb¨¦es vers l'Afrique et l'Asie du Sud | Moyen terme (2-4 ans) |
| Les hubs r¨¦gionaux de soutage de GNL (Sohar, Fujairah, Durban) soutenus par des incitations | 3.2% | EAU, Oman, Afrique du Sud | Moyen terme (2-4 ans) |
| Le d¨¦placement de la route du Cap li¨¦ ¨¤ la s¨¦curit¨¦ accro?t la demande dans les ports africains | 2.1% | Afrique du Sud, Kenya, ?gypte | Court terme (¡Ü 2 ans) |
| Pr¨¦f¨¦rence ESG pour le GNL bas carbone (captage, utilisation et stockage du carbone, trains de propulsion ¨¦lectrique) | 2.5% | Mondial, port¨¦ par l'UE et le Moyen-Orient | Long terme (¡Ý 4 ans) |
| Le d¨¦ploiement d'unit¨¦s flottantes de stockage et de regaz¨¦ification et de navires de soutage de GNL modulaires ¨¤ petite ¨¦chelle permet l'approvisionnement des ports secondaires | 1.9% | Afrique et ports secondaires du Moyen-Orient | Moyen terme (2-4 ans) |
| Source: Âé¶¹ÊÓÆµ | |||
Des mandats de l'OMI plus stricts en mati¨¨re de soufre et de GES acc¨¦l¨¨rent l'adoption du GNL
L'OMI a r¨¦duit la limite mondiale de teneur en soufre dans les carburants marins de 3,5 % ¨¤ 0,5 % en 2020, obligeant les op¨¦rateurs ¨¤ choisir entre des syst¨¨mes d'¨¦puration co?teux, des fiouls ¨¤ faible teneur en soufre ou le GNL. En 2025, plus de 600 navires fonctionnaient au GNL, et la strat¨¦gie de l'OMI 2023 sur les gaz ¨¤ effet de serre, visant la neutralit¨¦ carbone du transport maritime d'ici 2050, a consacr¨¦ le GNL comme la voie de conformit¨¦ la plus accessible jusqu'¨¤ la maturit¨¦ des cha?nes d'approvisionnement en ammoniac ou en hydrog¨¨ne. L'¨¦valuation du cycle de vie finalis¨¦e cr¨¦dite le GNL d'une intensit¨¦ carbone puits-¨¤-sillage inf¨¦rieure de 20 % ¨¤ celle du fioul lourd, incitant CMA CGM, MSC et d'autres ¨¤ passer de grandes commandes de navires ¨¤ double carburant. L'UE a int¨¦gr¨¦ les ¨¦missions maritimes dans son syst¨¨me d'¨¦change de quotas d'¨¦missions en 2024, et les prix ont grimp¨¦ ¨¤ 85 EUR par tonne, rendant les carburants ¨¤ haute teneur en soufre non rentables sur les longs voyages ¨¤ destination de l'Europe. En cons¨¦quence, les armateurs concluent de plus en plus de contrats de soutage de GNL pour att¨¦nuer leur exposition aux co?ts carbone.
Les m¨¦ga-ajouts de liqu¨¦faction au Moyen-Orient font baisser les prix du soutage et stimulent l'offre
Les phases Est, Sud et Ouest du champ Nord du Qatar ajouteront collectivement 88 milliards de m? par an de capacit¨¦ de liqu¨¦faction d'ici 2027, portant la nation ¨¤ 142 millions de tonnes par an et renfor?ant son leadership sur le march¨¦ du soutage de GNL. Le terminal pr¨¦vu de Ras Al-Khair en Arabie saoudite et le projet de Ruwais aux EAU contribuent ensemble ¨¤ 20 millions de tonnes suppl¨¦mentaires par an d'ici 2029. La surabondance de l'offre a d¨¦j¨¤ comprim¨¦ les prix spot du GNL ; le Platts JKM a atteint en moyenne 11,20 USD par MMBtu au premier semestre 2025 contre 17,50 USD en 2024, surpassant le fioul ¨¤ tr¨¨s faible teneur en soufre sur une base par voyage. Des op¨¦rateurs de hubs tels qu'ADNOC et Shell proposent d¨¦sormais des contrats de soutage ¨¤ prix fixe pluriannuels, r¨¦duisant l'incertitude des armateurs sur les co?ts de carburant et encourageant l'expansion des flottes ¨¤ double carburant.
Hubs r¨¦gionaux de soutage de GNL soutenus par des incitations
Fujairah a livr¨¦ plus de 700 000 m? de carburant de soutage GNL en 2025, se classant troisi¨¨me au niveau mondial apr¨¨s Singapour et Rotterdam.[1]Statistiques de l'Autorit¨¦ portuaire de Fujairah, fujairahport.ae L'autorit¨¦ portuaire a r¨¦serv¨¦ 200 millions USD pour des capacit¨¦s de stockage cryog¨¦nique suppl¨¦mentaires et des appontements, permettant le ravitaillement simultan¨¦ de porte-conteneurs de tr¨¨s grande capacit¨¦. L'installation de Sohar Marsa LNG est entr¨¦e en service en 2024 avec une capacit¨¦ nominale de 1 million de tonnes par an et b¨¦n¨¦ficie d'une exon¨¦ration fiscale de 10 ans qui r¨¦duit le seuil de rentabilit¨¦ de 18 %.[2]Oman LNG, omanlng.co.om Transnet en Afrique du Sud a lanc¨¦ l'ing¨¦nierie pr¨¦liminaire en 2025 pour Durban et Richards Bay, visant un d¨¦bit combin¨¦ de 300 000 tonnes d'ici 2028. Les programmes d'incitation r¨¦duisent la charge en capital et acc¨¦l¨¨rent l'ach¨¨vement des installations, ¨¦largissant la couverture du march¨¦ du soutage de GNL aux ports secondaires.
Pr¨¦f¨¦rence ESG pour le GNL bas carbone
Les investisseurs institutionnels et les propri¨¦taires de cargaisons int¨¨grent des indicateurs carbone dans les contrats d'affr¨¨tement, r¨¦compensant les op¨¦rateurs qui utilisent du GNL certifi¨¦ bas carbone. TotalEnergies a commenc¨¦ ¨¤ proposer du GNL neutre en carbone en 2024, ajoutant une prime de prix de 15 % via des compensations et des cr¨¦dits de captage et stockage du carbone. Le projet Quest de Shell capture 1,4 million de tonnes de CO? par an et sous-tend des contrats d'approvisionnement bas carbone pour les clients maritimes. QatarEnergy pr¨¦voit 11 millions de tonnes par an de captage de CO? d'ici 2030, r¨¦duisant ses ¨¦missions sur le cycle de vie et attirant des engagements de soutage ¨¤ terme. Les fabricants de moteurs r¨¦pondent par des r¨¦ductions des ¨¦missions de m¨¦thane, comme en t¨¦moigne le moteur 31DF de W?rtsil? ¨¤ moins de 3 g/kWh lors des essais en mer en 2025.[3]Communiqu¨¦ de presse de W?rtsil?, wartsila.com Ces avanc¨¦es renforcent les atouts environnementaux du GNL face au durcissement des r¨¨gles de l'OMI sur le m¨¦thane attendu en 2027.
Analyse de l'impact des contraintes*
| Contrainte | (~) % Impact sur les pr¨¦visions de CAGR | Pertinence g¨¦ographique | Horizon temporel de l'impact |
|---|---|---|---|
| Capex ¨¦lev¨¦ pour le stockage cryog¨¦nique et les actifs de soutage | -2.3% | Afrique et ports secondaires du Moyen-Orient | Court terme (¡Ü 2 ans) |
| La volatilit¨¦ des prix du GNL par rapport au fioul ¨¤ tr¨¨s faible teneur en soufre compromet les ¨¦conomies de co?ts | -1.8% | Mondial, avec un impact aigu en Asie-Pacifique et en Afrique | Court terme (¡Ü 2 ans) |
| Les nouvelles r¨¨gles sur les ¨¦missions de m¨¦thane pourraient ¨¦roder l'avantage environnemental du GNL | -1.2% | UE et Am¨¦rique du Nord, avec des retomb¨¦es sur la flotte mondiale | Moyen terme (2-4 ans) |
| P¨¦nurie de main-d'?uvre qualifi¨¦e pour la manutention du GNL dans plusieurs ports africains | -0.9% | Afrique subsaharienne | Moyen terme (2-4 ans) |
| Source: Âé¶¹ÊÓÆµ | |||
Capex ¨¦lev¨¦ pour le stockage cryog¨¦nique et les actifs de soutage
Un terminal de soutage GNL ¨¤ terre co?te g¨¦n¨¦ralement entre 100 millions et 150 millions USD, couvrant les r¨¦servoirs, la vaporisation et les syst¨¨mes de s¨¦curit¨¦, ce qui d¨¦courage l'investissement dans les ports o¨´ la demande est incertaine.[4]Banque mondiale, "Analyse comparative des co?ts d'infrastructure portuaire," worldbank.org Un navire de soutage de GNL d¨¦di¨¦ co?te entre 50 millions et 80 millions USD, et les financiers exigent souvent des engagements d'enl¨¨vement pour 70 % de la capacit¨¦ avant de financer. L'¨¦tude de faisabilit¨¦ de Durban en 2025 a pr¨¦vu 18 mois suppl¨¦mentaires pour l'acquisition fonci¨¨re et les autorisations, retardant les revenus et alourdissant les charges d'int¨¦r¨ºts. Lagos a report¨¦ son projet de soutage apr¨¨s avoir ¨¦chou¨¦ ¨¤ obtenir des contrats clients sur 10 ans. Les ports d'Afrique de l'Est de plus petite taille manquent ¨¦galement de d¨¦bit pour justifier des terminaux autonomes, renfor?ant le dilemme de l'?uf et de la poule qui ralentit le d¨¦ploiement du march¨¦ du soutage de GNL.
La volatilit¨¦ des prix du GNL par rapport au fioul ¨¤ tr¨¨s faible teneur en soufre compromet les ¨¦conomies de co?ts
Les prix spot du GNL suivent les march¨¦s r¨¦gionaux du gaz et la demande de chauffage, entra?nant des fluctuations qui d¨¦passent celles du fioul ¨¤ tr¨¨s faible teneur en soufre index¨¦ sur le p¨¦trole. Le JKM a chut¨¦ de 36 % de 17,50 USD par MMBtu d¨¦but 2024 ¨¤ 11,20 USD ¨¤ mi-2025, comprimant les avantages de co?t. Les propri¨¦taires de vraquiers et de p¨¦troliers op¨¦rant avec de faibles marges h¨¦sitent ¨¤ s'engager dans de longs contrats GNL tant que le fioul ¨¤ tr¨¨s faible teneur en soufre reste disponible ¨¤ un prix relativement stable de 580 USD par tonne. L'absence d'un march¨¦ profond de produits d¨¦riv¨¦s de soutage GNL limite davantage la couverture, et les clauses d'ajustement des co?ts de carburant dans les chartes-parties transf¨¨rent le risque aux propri¨¦taires de cargaisons, qui peuvent alors pr¨¦f¨¦rer les navires ¨¤ carburant conventionnel.
*Nos pr¨¦visions consid¨¨rent les impacts des moteurs et des contraintes comme directionnels et non additifs. Les pr¨¦visions d'impact refl¨¨tent la croissance de r¨¦f¨¦rence, les effets de composition et les interactions entre variables.
Analyse des segments
Par utilisateur final : la flotte de porte-conteneurs domine gr?ce ¨¤ l'engagement des armateurs de ligne envers les nouvelles constructions ¨¤ double carburant
Les porte-conteneurs repr¨¦sentaient 41,1 % de la demande en 2025, tandis que les cat¨¦gories des p¨¦troliers et des vraquiers sont en retrait. Au sein du segment des porte-conteneurs, le programme GNL de 22 navires de CMA CGM et le plan de r¨¦trofit de MSC t¨¦moignent d'une confiance ¨¤ long terme dans ce carburant. Ce segment d¨¦tient la plus grande part du march¨¦ du soutage de GNL car les armateurs de ligne peuvent r¨¦percuter les co?ts de soutage dans les taux de fret et font face ¨¤ des exigences ESG strictes de la part des propri¨¦taires de cargaisons. La flotte de porte-conteneurs devrait cro?tre ¨¤ un rythme annuel de 23,4 % jusqu'en 2031, en faisant le principal contributeur ¨¤ la taille du march¨¦ du soutage de GNL sur la p¨¦riode de pr¨¦vision.
Les p¨¦troliers et les vraquiers restent prudents. DHT Holdings et Euronav ont command¨¦ des VLCC compatibles GNL en 2024, mais l'adoption g¨¦n¨¦ralis¨¦e est limit¨¦e par la volatilit¨¦ des taux de fret et la fragmentation de la propri¨¦t¨¦. Les ferries et les navires de soutien offshore sont encore plus en retrait ; les voyages r¨¦gionaux permettent rarement de r¨¦cup¨¦rer le capital n¨¦cessaire aux r¨¦servoirs cryog¨¦niques, bien que la compagnie norv¨¦gienne Fjord Line d¨¦montre la faisabilit¨¦ technique avec son ferry propuls¨¦ au GNL livr¨¦ en 2024. Des op¨¦rateurs de croisi¨¨re tels que Carnival exploitent d¨¦j¨¤ 11 navires propuls¨¦s au GNL et pourraient acc¨¦l¨¦rer l'adoption une fois que davantage de ports auront ajout¨¦ des capacit¨¦s de soutage. Dans l'ensemble, le secteur du soutage de GNL reste centr¨¦ sur les porte-conteneurs, mais le d¨¦ploiement progressif des infrastructures et les signaux de tarification carbone pourraient ¨¦largir la participation ¨¤ d'autres cat¨¦gories de navires plus tard dans la d¨¦cennie.

Analyse g¨¦ographique
Les EAU repr¨¦sentaient 83,7 % de la capacit¨¦ de soutage en 2025 et devraient se d¨¦velopper ¨¤ un rythme annuel de 22,1 % jusqu'en 2031, ancr¨¦s par la position strat¨¦gique de Fujairah dans le d¨¦troit d'Ormuz et la cha?ne d'approvisionnement int¨¦gr¨¦e d'ADNOC. Fujairah a trait¨¦ plus de 700 000 m? en 2025 et b¨¦n¨¦ficie de la proximit¨¦ de Ras Laffan au Qatar, garantissant un approvisionnement r¨¦gulier ind¨¦pendamment des fluctuations des prix spot. L'Arabie saoudite pr¨¦voit de positionner Djeddah comme hub en mer Rouge avec 120 millions USD d'investissements cryog¨¦niques ciblant une mise en service en 2027. Sohar Marsa LNG d'Oman a commenc¨¦ ses op¨¦rations en 2024 ¨¤ 1 million de tonnes par an et pourrait ¨ºtre compl¨¦t¨¦e par une installation ¨¤ Duqm, ¨¦largissant l'empreinte du march¨¦ du soutage de GNL le long du corridor de l'oc¨¦an Indien.
L'Afrique du Sud s'est impos¨¦e comme l'ancre africaine alors que le trafic sur la route du Cap a fortement augment¨¦. Durban a enregistr¨¦ une hausse de 40 % des escales de porte-conteneurs au premier trimestre 2025, et les ventes de soutage ont bondi de 28 %, validant le plan d'infrastructure de 150 millions USD de Transnet. Richards Bay ¨¦value une unit¨¦ flottante de stockage et de regaz¨¦ification pour servir ¨¤ la fois l'industrie et les clients maritimes d'ici 2028. L'Autorit¨¦ du canal de Suez en ?gypte a acc¨¦l¨¦r¨¦ ses plans de soutage GNL ¨¤ A?n Sokhna et Port-Sa?d pour capter la demande d¨¨s que la s¨¦curit¨¦ en mer Rouge s'am¨¦liorera. Le ±·¾±²µ¨¦°ù¾±²¹ a mis en suspens l'infrastructure du port de Lagos en raison d'un manque de clients, mais l'expansion de la liqu¨¦faction du Train 7 pourrait raviver l'int¨¦r¨ºt si la tarification int¨¦rieure devient comp¨¦titive. Mombasa au Kenya envisage une unit¨¦ flottante de stockage et de regaz¨¦ification de 200 000 tonnes par an pour 2027, soulignant comment les changements de routes li¨¦s ¨¤ la s¨¦curit¨¦ ont dispers¨¦ le march¨¦ du soutage de GNL ¨¤ travers l'Afrique subsaharienne.

Paysage r¨¦glementaire
L'environnement r¨¦glementaire du soutage GNL au Moyen-Orient et en Afrique repose sur la conformit¨¦ mondiale en mati¨¨re d'¨¦missions maritimes et la gouvernance de la s¨¦curit¨¦ au niveau des ports. L'IMO 2020 (plafond de soufre ¨¤ 0,5 %) et la strat¨¦gie GES de l'IMO 2023 sont les principaux moteurs externes fa?onnant les choix de carburant des armateurs, tandis que les ports des ?mirats arabes unis et d'Oman mettent en ?uvre les autorisations de soutage GNL ¨¤ travers des cadres de s¨¦curit¨¦ internationaux (proc¨¦dures align¨¦es sur l'IMO et directives SIGTTO/IAPH/OCIMF). Le port de Fujairah, par exemple, sp¨¦cifie les exigences de transfert navire ¨¤ navire (STS) pour les transporteurs de GNL/GPL, y compris la conformit¨¦ aux directives sectorielles reconnues et la possession de certificats statutaires et de s¨¦curit¨¦ valides, renfor?ant une approche formalis¨¦e de d¨¦livrance de permis et de contr?le op¨¦rationnel dans un hub r¨¦gional cl¨¦.
En Afrique, la gouvernance du soutage offshore, la conformit¨¦ douani¨¨re et la gestion environnementale se durcissent, ce qui affecte les mod¨¨les d'approvisionnement en soutage GNL tels que le STS et les solutions flottantes. L'Afrique du Sud a fait progresser plusieurs piliers entre 2024 et 2026 : le SARS a mis en ?uvre des r¨¨gles douani¨¨res en vertu du Customs Act pour combler les lacunes dans les importations et le stockage de carburant pour le soutage offshore (novembre 2024), le Department of Forestry, Fisheries and the Environment a publi¨¦ un projet de r¨¦glementation pour la gestion environnementale du soutage offshore soumis ¨¤ consultation publique (mars 2025), et TNPA a sign¨¦ un accord d'exploitant de terminal de 25 ans avec Ukwanda LNG pour une installation terrestre de regaz¨¦ification de GNL au port de Ngqura (mai 2026). L'alignement des politiques relie ¨¦galement l'infrastructure GNL ¨¤ une planification plus large de la s¨¦curit¨¦ ¨¦nerg¨¦tique, le plan int¨¦gr¨¦ des ressources (Integrated Resource Plan) de l'Afrique du Sud allouant 6 500 MW ¨¤ la production d'¨¦lectricit¨¦ ¨¤ partir de gaz et mettant en avant le d¨¦veloppement de terminaux ¨¤ Richards Bay, Coega et Saldanha Bay, soutenant une trajectoire de d¨¦livrance de permis plus pr¨¦visible pour les actifs polyvalents d'importation et de soutage GNL.
Paysage concurrentiel
La cha?ne de valeur reste mod¨¦r¨¦ment concentr¨¦e. L'approvisionnement en amont est entre les mains des compagnies p¨¦troli¨¨res nationales, QatarEnergy, ADNOC et Saudi Aramco, dont les expansions combin¨¦es de liqu¨¦faction d¨¦passeront 180 millions de tonnes par an d'ici 2030. La logistique interm¨¦diaire est domin¨¦e par des acteurs sp¨¦cialis¨¦s tels que Nakilat, BW Group et Mitsui O.S.K. Lines, exploitant chacun des m¨¦thaniers et des navires de soutage d¨¦di¨¦s. TotalEnergies a acquis 25 % de Sohar Marsa en 2025 et command¨¦ deux navires de soutage de GNL de 18 000 m? pour s¨¦curiser les marges de livraison en aval. ADNOC reproduit cette int¨¦gration verticale ¨¤ Fujairah, associant les mati¨¨res premi¨¨res de Ruwais ¨¤ sa propre flotte de navires de soutage de GNL.
La concurrence technologique repose sur la r¨¦duction des ¨¦missions de m¨¦thane. W?rtsil? a rapport¨¦ des ¨¦missions inf¨¦rieures ¨¤ 3 g/kWh lors des essais du moteur 31DF en 2025, tandis que MAN Energy Solutions a livr¨¦ des syst¨¨mes d'injection de gaz haute pression qui r¨¦duisent de moiti¨¦ les ¨¦missions par rapport aux conceptions pr¨¦c¨¦dentes. Les barri¨¨res ¨¤ l'entr¨¦e restent ¨¦lev¨¦es : les terminaux ¨¤ terre co?tent jusqu'¨¤ 150 millions USD, et un navire de soutage de GNL peut co?ter jusqu'¨¤ 80 millions USD. Cependant, le cofinancement gouvernemental, comme l'exon¨¦ration fiscale d'Oman, att¨¦nue les obstacles en capital pour les acteurs secondaires. Des espaces blancs persistent en Afrique subsaharienne, o¨´ les infrastructures fixes sont limit¨¦es et o¨´ les solutions flottantes peuvent court-circuiter le d¨¦veloppement traditionnel de terminaux, favorisant l'¨¦mergence de nouveaux entrants sur le march¨¦ du soutage de GNL.
Leaders du secteur du soutage de gaz naturel liqu¨¦fi¨¦ (GNL) au Moyen-Orient et en Afrique
QatarEnergy
Royal Dutch Shell plc
TotalEnergies SE
ADNOC Logistics & Services plc
DNG Energy
- *Avis de non-responsabilit¨¦ : les principaux acteurs sont tri¨¦s sans ordre particulier

Opportunit¨¦s de march¨¦ et perspectives d'avenir
Les opportunit¨¦s se d¨¦veloppent ¨¤ mesure que la r¨¦gion passe d'un soutage GNL ponctuel ¨¤ une infrastructure de long terme, int¨¦gr¨¦e aux ports et ¨¤ terre, soutenue par des accords d'exploitant de terminal et des projets de hub ¨¤ fort capex. En Afrique du Sud, l'accord de 25 ans de TNPA avec Ukwanda LNG pour une installation terrestre de regaz¨¦ification de GNL au port de Ngqura (mai 2026) indique une structure finan?able capable de soutenir la disponibilit¨¦ de GNL marin parall¨¨lement ¨¤ la demande industrielle. Ce type d'accord de longue dur¨¦e r¨¦pond ¨¦galement aux contraintes de financement des actifs cryog¨¦niques, qui n¨¦cessitent g¨¦n¨¦ralement une utilisation sous contrat, et ouvre des cha?nes d'approvisionnement de ports secondaires qui relient les actifs d'importation/regaz¨¦ification au soutage via des barges et des op¨¦rations STS contr?l¨¦es.
La demande de hubs de soutage GNL d¨¦di¨¦s dans le Golfe et le long du corridor de l'oc¨¦an Indien franchit ¨¦galement des jalons de construction. Le projet Marsa LNG de TotalEnergies et OQ Exploration and Production (OQEP) au port de Sohar, ¨¤ Oman (1 Mtpa), est pass¨¦ de la premi¨¨re pierre en mai 2025 ¨¤ une ¨¦tape de construction majeure, avec l'installation du toit de son r¨¦servoir de stockage de 165 000 m? en mars 2026, renfor?ant la base physique d'un approvisionnement r¨¦gulier en soutage GNL ¨¤ Oman. Aux ?mirats arabes unis, les accords ¨¤ long terme d'AD Ports Group avec Nimex Terminals pour un hub terminal GNL et GPL pr¨¦vu au port de Khalifa (annonc¨¦ en novembre 2025, avec des op¨¦rations initiales vis¨¦es pour mi-2028) ajoute une autre voie d'¨¦chelle, cr¨¦ant un espace commercial vacant pour les fournisseurs de carburant marin et les op¨¦rateurs logistiques capables de s¨¦curiser des enl¨¨vements pr¨¦coces, de d¨¦velopper une distribution par barges et de standardiser les proc¨¦dures entre les ports selon les exigences ¨¦tablies en mati¨¨re de s¨¦curit¨¦ et de licences.
D¨¦veloppements r¨¦cents du secteur
- Mai 2026 : Transnet National Ports Authority (TNPA) a sign¨¦ un accord d'exploitant de terminal de 25 ans avec Ukwanda LNG pour d¨¦velopper une installation terrestre de regaz¨¦ification de GNL au port de Ngqura, en Afrique du Sud. Cette concession de longue dur¨¦e soutient le d¨¦ploiement de capital pour une infrastructure cryog¨¦nique pouvant ¨¦galement servir la demande de soutage maritime. Elle renforce la trajectoire de l'Afrique du Sud vers une disponibilit¨¦ r¨¦guli¨¨re de GNL dans un n?ud portuaire majeur sur la route du Cap.
- Mai 2025 : TotalEnergies et OQ Exploration and Production (OQEP) ont pos¨¦ la premi¨¨re pierre du projet Marsa LNG ¨¤ Sohar, ¨¤ Oman, une installation de 1 Mtpa positionn¨¦e pour fournir du GNL comme carburant marin. Le projet relie l'approvisionnement en gaz amont ¨¤ un d¨¦veloppement d¨¦di¨¦ au soutage, soutenant un approvisionnement physique plus fiable pour les navires faisant escale ¨¤ Sohar et sur les routes voisines. Il rel¨¨ve ¨¦galement la barre concurrentielle pour les acteurs int¨¦gr¨¦s offrant des solutions de carburant marin GNL de bout en bout dans le Golfe.
- Octobre 2024 : TotalEnergies a sign¨¦ un contrat d'affr¨¨tement pour un nouveau navire de soutage GNL d'environ 18 600 m¨¨tres cubes de capacit¨¦, en cours de construction chez Hudong-Zhonghua Shipbuilding et dont la livraison est pr¨¦vue pour fin 2026. Ce navire ajoute une capacit¨¦ de livraison d¨¦di¨¦e n¨¦cessaire pour d¨¦velopper le soutage GNL navire ¨¤ navire, en particulier l¨¤ o¨´ l'infrastructure ¨¤ terre est encore en cours de mont¨¦e en puissance. Il soutient la transition de la r¨¦gion vers des op¨¦rations de soutage GNL plus fr¨¦quentes et de plus grand volume, align¨¦es sur les nouveaux d¨¦veloppements de hubs.
Cadre de la m¨¦thodologie de recherche et port¨¦e du rapport
D¨¦finition et couverture du march¨¦
Pour cette ¨¦tude, le march¨¦ correspond ¨¤ la fourniture de gaz naturel liqu¨¦fi¨¦ utilis¨¦ comme carburant marin, o¨´ le GNL est transf¨¦r¨¦ aux navires dans les ports par des op¨¦rations camion-navire, navire-navire, ou terminal-navire ¨¤ travers le Moyen-Orient et l'Afrique.
Exclusions du p¨¦rim¨¨tre : Nous excluons le GNL utilis¨¦ pour la production d'¨¦lectricit¨¦ ou un usage industriel ¨¤ terre, et nous excluons ¨¦galement les volumes d'exportation de GNL qui ne sont pas livr¨¦s comme soutage aux navires.
Aper?u de la segmentation
- Par utilisateur final
- Flotte de p¨¦troliers
- Flotte de porte-conteneurs
- Flotte de vraquiers et de cargaisons g¨¦n¨¦rales
- Ferries et navires de soutien offshore
- Autres utilisateurs finaux
- Par g¨¦ographie
- Moyen-Orient
- ?mirats arabes unis
- Arabie saoudite
- Oman
- Qatar
- Bahre?n
- Reste du Moyen-Orient
- Afrique
- Afrique du Sud
- ?gypte
- ±·¾±²µ¨¦°ù¾±²¹
- Kenya
- Reste de l'Afrique
- Moyen-Orient
Sources de donn¨¦es, dimensionnement du march¨¦ et validation
Recherche documentaire
La recherche documentaire commence par la cartographie du contexte de l'approvisionnement en GNL et de l'activit¨¦ de transport maritime, afin que le bassin de demande repose sur des signaux r¨¦els de ports et de flottes. Nous examinons des sources publiques telles que les publications de l'IMO sur les r¨¨gles de carburant marin, les mises ¨¤ jour du march¨¦ GNL et gaz de l'IEA, les statistiques commerciales de l'UN Comtrade, ainsi que les publications des autorit¨¦s portuaires et les notes de trafic des principaux ports r¨¦gionaux. Lorsqu'elles sont disponibles, nous utilisons ¨¦galement les mises ¨¤ jour des agences nationales de l'¨¦nergie ou du secteur maritime et des articles techniques ¨¦valu¨¦s par des pairs d¨¦crivant les m¨¦thodes de transfert de soutage et les pratiques de s¨¦curit¨¦.
Par la suite, ce travail documentaire alimente la premi¨¨re version des intrants du mod¨¨le, notamment le nombre de navires aliment¨¦s en GNL faisant escale dans les ports, les infrastructures de soutage annonc¨¦es, et les sch¨¦mas d'exploitation habituels pour les livraisons camion-navire, navire-navire et terminal-navire. Les documents d'entreprise, les pr¨¦sentations aux investisseurs et la presse maritime cr¨¦dible sont utilis¨¦s pour confirmer les calendriers et le statut des projets, et nous utilisons de mani¨¨re s¨¦lective des abonnements payants pour les donn¨¦es financi¨¨res et de renseignement des entreprises, les v¨¦rifications de brevets et les relev¨¦s d'importation/exportation au niveau des exp¨¦ditions, lorsque cela aide ¨¤ valider la disponibilit¨¦ de l'offre. Les sources list¨¦es ici sont illustratives, et de nombreux autres documents et jeux de donn¨¦es publics ont ¨¦galement ¨¦t¨¦ consult¨¦s pour la collecte, la validation et la clarification des donn¨¦es.
Entretiens et enqu¨ºtes primaires
Le travail primaire est utilis¨¦ pour tester la robustesse des hypoth¨¨ses difficiles ¨¤ cerner clairement dans les donn¨¦es publiques, telles que l'utilisation r¨¦aliste des actifs de soutage GNL, la fr¨¦quence r¨¦elle de soutage par type de navire, et la vitesse ¨¤ laquelle les nouveaux ports peuvent atteindre un r¨¦gime d'exploitation stable. Nous nous entretenons avec des fournisseurs, des parties prenantes de ports et de terminaux, des op¨¦rateurs de transport maritime et des prestataires de services ¨¤ travers les principales voies commerciales du Moyen-Orient et de l'Afrique, afin que la construction de la demande et la logique de tarification refl¨¨tent ce qui se passe sur le terrain.
R¨¦partition des r¨¦pondants du travail de terrain de la recherche primaire
| Type d'entreprise | Poste du r¨¦pondant |
|---|---|
| Premier niveau : 37 % | Dirigeants (CXO) : 12 % |
| Niveau interm¨¦diaire : 45 % | Responsables fonctionnels/d'unit¨¦ : 34 % |
| Petits acteurs : 18 % | Managers : 54 % |
Dimensionnement du march¨¦ et pr¨¦visions
Le dimensionnement est construit selon une approche descendante et ascendante o¨´ l'activit¨¦ de transport maritime et l'adoption du GNL sont traduites en un bassin de demande de soutage, puis converties en volumes annuels de GNL selon la m¨¦thode de transfert et les sch¨¦mas d'exploitation. Nous partons des signaux au niveau des pays et des ports dans les march¨¦s couverts, puis appliquons des ¨¦tapes de conversion pratiques telles que les escales attendues de navires aliment¨¦s en GNL, la quantit¨¦ moyenne de soutage par escale, et l'utilisation r¨¦alisable pour chaque mode de livraison.
Pour garder le mod¨¨le pratique, quelques variables sont suivies attentivement, telles que les ajouts de flotte aliment¨¦e en GNL et l'activit¨¦ de r¨¦trofit, les jalons de pr¨¦paration des ports pour le soutage GNL, la r¨¦partition entre livraison camion-navire, navire-navire et terminal-navire, les volumes moyens de soutage par cat¨¦gorie de navire, et les signaux de prix relatifs du GNL qui influencent le comportement de basculement par rapport aux carburants conventionnels. Les r¨¦sultats sont corrobor¨¦s par des approximations ascendantes s¨¦lectives, notamment des v¨¦rifications de capacit¨¦ des fournisseurs et des terminaux, des volumes ¨¦chantillonn¨¦s impliqu¨¦s par des op¨¦rations connues, et des retours de canaux sur les courbes de mont¨¦e en puissance, les lacunes ¨¦tant trait¨¦es par des fourchettes d'utilisation conservatrices lorsque les donn¨¦es confirm¨¦es au niveau des ports sont limit¨¦es.
Pour les pr¨¦visions, une analyse de sc¨¦narios est utilis¨¦e afin que les perspectives puissent refl¨¦ter diff¨¦rentes vitesses de mise en service des infrastructures et diff¨¦rentes trajectoires d'adoption des navires ¨¤ travers la r¨¦gion. Les sc¨¦narios sont rattach¨¦s au consensus des entretiens sur le calendrier, et la pr¨¦vision finale est s¨¦lectionn¨¦e une fois que les hypoth¨¨ses restent coh¨¦rentes avec l'avancement observ¨¦ des projets portuaires et le trafic maritime attendu.
Validation des donn¨¦es et cycle de mise ¨¤ jour
La validation est r¨¦alis¨¦e par triangulation entre la construction de la demande, la pr¨¦paration de l'offre et les v¨¦rifications op¨¦rationnelles, puis r¨¦vis¨¦e pour la coh¨¦rence interne avant validation finale. Nous comparons les volumes de soutage GNL mod¨¦lis¨¦s ¨¤ des signaux ind¨¦pendants tels que les tendances d'escales portuaires, les calendriers connus des projets de soutage, et les annonces d'adoption de flotte, puis nous examinons tout ¨¦cart qui ne correspond pas aux contraintes pratiques de mont¨¦e en puissance.
Avant publication, le mod¨¨le est r¨¦vis¨¦ en plusieurs ¨¦tapes par un autre analyste afin de confirmer que les unit¨¦s, les conversions et les hypoth¨¨ses sont appliqu¨¦es de mani¨¨re coh¨¦rente entre les pays et les modes de livraison. Les rapports sont actualis¨¦s annuellement, avec des mises ¨¤ jour interm¨¦diaires d¨¦clench¨¦es lorsque des terminaux majeurs entrent en service, que des navires de soutage sont mis en service, ou que des r¨¦glementations modifient sensiblement les choix de carburant attendus. Juste avant la livraison, une derni¨¨re r¨¦vision est effectu¨¦e afin que les clients re?oivent la vue la plus r¨¦cente mise ¨¤ jour.
Dimensionnement du march¨¦ du soutage GNL au Moyen-Orient et en Afrique de Âé¶¹ÊÓÆµ compar¨¦ ¨¤ d'autres estimations publi¨¦es
Les tailles de march¨¦ publi¨¦es pour le soutage GNL au Moyen-Orient et en Afrique peuvent sembler tr¨¨s divergentes car certaines sources rapportent le volume physique, tandis que d'autres rapportent le chiffre d'affaires, et les ¨¦tapes de conversion ne sont pas toujours rendues visibles. Les diff¨¦rences proviennent ¨¦galement du fait que les estimations comptent uniquement les volumes de soutage livr¨¦s dans les ports, ou qu'elles incluent des activit¨¦s GNL adjacentes qui ne se traduisent pas en demande de ravitaillement des navires.
Un deuxi¨¨me facteur est la vitesse ¨¤ laquelle les nouveaux projets de soutage sont suppos¨¦s monter en puissance apr¨¨s leur mise en service, ce qui peut faire ¨¦voluer rapidement les totaux ¨¤ court terme lorsque les volumes sont encore faibles. Si un prix moyen r¨¦gional unique est appliqu¨¦ et que l'adoption est suppos¨¦e uniforme entre les ports, les totaux de chiffre d'affaires peuvent diverger d'une construction fond¨¦e sur les volumes qui suit les escales de navires et la disponibilit¨¦ des modes de transfert.
Comparaison de r¨¦f¨¦rence
| Source | Taille du march¨¦ | Lacunes dans la m¨¦thodologie de recherche |
|---|---|---|
| Âé¶¹ÊÓÆµ | 37,95 millions USD (2025) | |
| Revue professionnelle A | 158,00 millions USD (2024) | Cette estimation est pr¨¦sent¨¦e comme un chiffre d'affaires et peut appliquer un prix moyen de soutage large ¨¤ l'¨¦chelle de la r¨¦gion, sans montrer comment la disponibilit¨¦ au niveau des ports et l'utilisation en phase initiale affectent les volumes livr¨¦s. |
| Cabinet de conseil r¨¦gional B | 220,00 millions USD (2030) | Ce chiffre concerne une ann¨¦e ult¨¦rieure et semble s'appuyer sur un calendrier de mise en service et de mont¨¦e en puissance diff¨¦rent pour les actifs de soutage, ce qui modifie la trajectoire des volumes et la conversion implicite en chiffre d'affaires. |
Le tableau montre que le choix des unit¨¦s, la s¨¦lection de l'ann¨¦e et les hypoth¨¨ses de mont¨¦e en puissance sont les principales raisons de la dispersion des totaux entre les publications. Lorsque la construction est ancr¨¦e sur les volumes de GNL livr¨¦s par m¨¦thode de transfert (camion-navire, navire-navire et terminal-navire) et v¨¦rifi¨¦e par rapport aux signaux de pr¨¦paration des ports, le total 2025 r¨¦sultant reste tra?able, ce qui correspond ¨¤ la m¨¦thode appliqu¨¦e chez Âé¶¹ÊÓÆµ.
Questions cl¨¦s auxquelles le rapport r¨¦pond
Quelle est la taille actuelle du march¨¦ du soutage de GNL au Moyen-Orient et en Afrique ?
Il a atteint 59,28 milliers de tonnes m¨¦triques en 2026 et devrait grimper ¨¤ 149,11 milliers de tonnes m¨¦triques d'ici 2031.
Quelle cat¨¦gorie de navires consomme le plus de carburant de soutage GNL ?
Les porte-conteneurs repr¨¦sentaient 41,1 % de la demande en 2025 et devraient cro?tre ¨¤ un rythme annuel de 23,4 % jusqu'en 2031.
Pourquoi Fujairah est-elle consid¨¦r¨¦e comme le principal hub de soutage r¨¦gional ?
Fujairah traite plus de 700 000 m? de carburant de soutage GNL par an et b¨¦n¨¦ficie d'un approvisionnement int¨¦gr¨¦ d'ADNOC et d'une position strat¨¦gique dans le d¨¦troit d'Ormuz.
Qu'est-ce qui motive l'investissement dans les infrastructures de GNL en Afrique du Sud ?
Les d¨¦placements de trafic vers la route du Cap li¨¦s ¨¤ la s¨¦curit¨¦ ont augment¨¦ les escales dans les ports de Durban et Richards Bay, incitant Transnet ¨¤ investir 150 millions USD dans des installations de soutage.
Comment les r¨¦glementations sur les ¨¦missions de m¨¦thane affectent-elles l'attractivit¨¦ du GNL ?
Les nouvelles limites de l'OMI attendues en 2027 rendent indispensables les moteurs ¨¤ faibles ¨¦missions de m¨¦thane comme le 31DF de W?rtsil?, pr¨¦servant l'avantage de 20 % du GNL en termes d'intensit¨¦ carbone par rapport au fioul lourd.
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